Visite des parcelles

Jean Michel Demarey de la Coopérative Unéal est un technicien de conseils en production végétal. Dans cette vidéo, il nous montre et nous apprend à innover dans notre façon de travailler en établissant un tour de plaine connecté.

 

 

 

Transcription de la vidéo

“Nous sommes sur une parcelle de blé précédent maïs qui a été semée très tôt (27 septembre). De plus, nous sommes sur un sol limoneux. On observe également que le blé prend déjà sa 2eme feuille. C’est peut-être semé un peu profond. On voit déjà la mauvaise herbe qui lève ; là, il y a des repousses de colzas. Dans la partie limoneuse, ici, il y a eu une densité de 180 grains/m2 et plus haut, dans la partie biefeuse il y a eu 230 grains de semés au m2. On s’aperçoit quand même que malgré le surplus de densité dans le bief, le blé est relativement clair donc il faut toujours adapté ses doses de semis en fonction du type de sol.

Ici, ça a été semé en non-labour (en raison des types de sol) et au niveau des mauvaises herbes on avait vu des colzas. C’est une parcelle qui représente un haut risque aux vulpins. On commence à en voir levés. Vu les conditions climatiques qui vont devenir relativement chaude dans les prochains jour, on a prévu un insecticide contre les pucerons (MAGEOS 70g) et plus tard, on devrait pouvoir intervenir avec un mélange FOSBURI 0.5L + DAIKO 2.25L + ADENDA 1L.”

Changement de parcelle

“Nous sommes sur une parcelle d’escourgeon de variété ETINCELLE qui a été semée très tôt (23 septembre). Nous sommes en précédent blé après un labour. Le semis a été fait à 300 grains/m2. Vous pouvez observer une densité élevée. De plus, l’escourgeon est déjà très avancé puisque dans, certains cas, il prend sa 3eme feuille. Nous avons prévu de la désherber avec VARIA 3L, OKLAR 15g et GONDOR 0.25L (anti-graminées anti-dicotylédone, à la fois foliaire et racinaire). Sur cette feuille, vous pouvez observer les premiers dégâts de limaces qui lacèrent les feuilles. Bien qu’il fasse relativement sec, nous allons devoir surveiller de près et éventuellement intervenir. Au niveau population, il y en a suffisamment. La mauvaise herbe est en train de lever ; notamment des stellaires et un peu de vulpins. C’est au stade cotylédon du stellaire qu’on fait les meilleures interventions herbicides.

En synthèse de ce que l’on vient de voir sur les cultures blé et escourgeon, nous avons fait un approche globale parcellaire. Il reste quand même nécessaire que vous preniez contact avec votre technicien. En effet, il reste le mieux à même de vous donner des conseils individualisés en alliant à la fois efficacité et économie, ainsi que le respect des réglementations environnementales.”